vendredi 6 novembre 2009

PETITES CAPITALISATIONS : GROS RENDEMENTS

Sur le marché boursier, les actions des petites entreprises rapportent en moyenne 20% de plus que les actions des compagnies de plus grande taille. Elles constituent un investissement plus risqué mais, comme on dit en anglais : "high risks give high returns". Vous risquez plus, vous gagnez plus. À condition de savoir choisir les meilleures petites capitalisations.

Pourquoi les "small caps" sont-elles plus payantes ? D'abord, elles ont un taux de croissance (de leur chiffre d'affaires) supérieur aux moyennes ou grandes entreprises. Parce qu'elles sont petites, elles sont plus "flexibles", bougent plus vite et peuvent ainsi saisir les opportunités d'affaires plus rapidement.

Certaines grosses entreprises dépensent beaucoup d'argent en Recherche & Développement. D'autres préfèrent acquérir le fruit de cette recherche en achetant de petites compagnies qui ont développé des produits novateurs. Une surenchère en résulte souvent. Elles doivent parfois verser une prime importante sur la valeur réelle de ces "small caps" afin de s'en emparer. Ce qui fait monter considérablement le prix des actions de ces compagnies convoitées, en bourse.

Autre facteur qui avantage les petites entreprises, c'est qu'elles passent souvent inaperçues sous le radar des analystes financiers. Mais tôt ou tard, un d'entre eux finit par les découvrir. Une pareille découverte ne reste pas longtemps méconnue. Les autres analystes embarquent dans le "train", et font monter leurs clients acheteurs à bord. Le "train" peut alors se mettre à rouler très rapidement, en peu de temps, ce qui fait bondir considérablement la valeur des actions.

Pour réduire le risque inhérent aux petites capitalisations, il existe des fonds mutuels qui permettent de diversifier un portefeuille d'actions de cette catégorie, en investissant dans vingt ou trente compagnies, dans divers secteurs économiques et dans plusieurs régions du globe. Lorsque l'économie va très bien, il arrive malheureusement que les meilleurs fonds communs de "small caps" (ils sont assez peu nombreux) deviennent saturés et ferment leur accès aux petits investisseurs. Ou certaines maisons d'investissement très renommées exigent des montants de base très élevés ($ 100 000 ou $ 150 000) de la part des investisseurs pour restreindre l'afflux de capitaux trop contraignants à gérer qui proviendraient de la foule des petits spéculateurs.

Lorsqu'on analyse les fonds mutuels de petites capitalisations, on regarde bien sûr les peformances historiques (rendements en périodes de prospérité et de récession), le niveau de risque encouru, et, ce que l'on appelle le classement par quartiles (comment un fonds se situe par rapport aux autres de sa classe). Si le nom d'un fonds mutuel revient souvent aux premiers rangs lorsqu'on le classe selon divers critères d'analyse, portant sur des périodes variant de un an, cinq ans ou dix ans, c'est un signe d'excellence. Peu de noms finissent par remonter à la surface pour représenter la "crème de la crème".

Parmi eux on retrouve des firmes de gestion qui ont fait leurs preuves : Mawer (investissement initial minimum de $ 5 000) et Beutel Goodman (minimum initial $ 10 000). Ces perles rares sur-performent les indices boursiers sur de longues périodes, autant lorsque l'économie va bien que lorsqu'elle va mal. La dernière récession a fait en sorte que beaucoup d'investisseurs ont eu peur et ont sorti leur argent de ces fonds, ce qui, en revanche, a permis leur réouverture à de l'argent neuf. Mais dès que l'économie s'emballera de nouveau, la chance qu'ont présentement les petits épargnants de contribuer à ces fonds d'excellente qualité pourrait être de courte durée...avant une autre fermeture.

1 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci pour tes informations.

Tu me permets de bien saisir avec ton texte.

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